Vivre une trahison

La découverte de la trahison peut déclencher des expériences immédiates telles que la colère, la déception, le désespoir, un sentiment d’impuissance, la honte, l’autocritique, la perte d’estime de soi, tandis que, plus tard, si le “deuil” d’avoir été trahi n’a pas été élaboré, de véritables tableaux dépressifs, des troubles liés à l’anxiété et, dans les cas les plus graves, la symptomatologie du syndrome de stress post-traumatique peuvent apparaître et compliquer le dépassement de la trahison.

L’intensité de la souffrance, suite à la trahison de la femme ou du mari, varie d’une personne à l’autre et dépend de divers facteurs tels que l’imprévisibilité de l’événement (“Tout ce que j’aurais attendu de la vie sauf que mon mari m’a trahi”), l’investissement émotionnel dans la personne qui a trahi (“Ma femme était toute ma vie ! “, la figure de l’amant avec lequel la trahison a eu lieu (“Elle m’a trahi avec un ami… c’est encore plus terrible”), la possibilité de pouvoir profiter d’un bon réseau social, des caractéristiques personnelles telles que l’estime de soi et la capacité à faire face aux événements négatifs (“résilience”).

Comme nous l’avons mentionné, dans certains cas, la découverte d’avoir été trahi par le mari ou la femme peut revêtir les caractéristiques d’une expérience traumatisante qui peut paralyser la vie de l’individu et l’empêcher de surmonter la douleur ; ces personnes, après la découverte de l’infidélité du partenaire, ont vu se démolir les schémas qui leur garantissaient prévoyance et certitude quant à leur vie émotionnelle comme, par exemple, la possibilité de pouvoir compter sur leur conjoint en cas de besoin ou l’espoir de pouvoir vieillir ensemble.

Après une trahison, rien n’est plus comme avant, pour ces personnes, le passage du temps ne soulage pas la souffrance, les émotions (colère, désespoir, incrédulité, déception, etc.) sont toujours chaudes et intenses, tout comme le premier jour où elles ont découvert qu’elles avaient été trahies par leur partenaire et, tout comme un deuil non traité, le temps ne semble pas égratigner la souffrance.

Chez ces personnes, des pensées intrusives et/ou des images de nature obsessionnelle peuvent se présenter qui évoquent la faute immédiate et n’aident certainement pas à surmonter la trahison de la femme ou du mari ; la personne trahie peut passer la plupart de son temps à ruminer ce qui s’est passé en essayant de trouver des explications ou en essayant, comme dans un film, de “reproduire” les scènes de ce qui s’est passé, alimentant ainsi la souffrance. Des symptômes tels que des troubles du sommeil (insomnie, sommeil fragmenté, cauchemars), une anxiété généralisée, une dépression, des symptômes psychosomatiques (maux de tête, troubles intestinaux, dermatites, etc.), une agitation peuvent survenir.

Dans la tentative (dysfonctionnelle) de surmonter la trahison, la “victime” peut demander au partenaire infidèle, comme expression du besoin de contrôler l’événement, les détails de ce qui s’est passé en le soumettant à des interrogatoires interminables qui exacerbent le conflit, souvent la confession du partenaire ne suffit pas à apaiser ce besoin de sorte que la dispute monopolise les “conversations” du couple. Avoir été trahi par son mari ou sa femme implique toute une série d’expériences et de réflexions personnelles qui peuvent avoir des répercussions sur l’estime de soi (“Elle est plus jeune et plus belle que moi”), ce qui complique encore la possibilité de surmonter la trahison.

Ces tableaux décrivent évidemment une réaction extrême, parfois excessive, à la découverte d’avoir été trahi qui peut impliquer la présence de “vulnérabilités” silencieuses qui amplifient la souffrance pouvant nécessiter une aide psychologique ou une véritable psychothérapie. Un bon médium vous aidera à comprendre !

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