Les raisons de l’angoisse

Reconnaître et identifier les causes qui contribuent à déclencher et à alimenter les crises de panique signifie pouvoir enrichir, dans une optique d’intervention et de prévention, les outils cliniques nécessaires au traitement de l’anxiété et des crises de panique. La littérature et l’expérience clinique s’accordent à dire que la première crise de panique est souvent précédée d’événements stressants psychologiques et physiques importants. Les crises de panique chez les personnes calmes et confiantes, sans facteurs de stress majeurs, sont assez rares ou, en tout cas, moins fréquentes. L’anxiété est une réponse normale mais non évidente aux deux catégories de facteurs de stress.

L’intensité de l’anxiété résultant du stress ne déclenche pas toujours une crise de panique, alors qu’au contraire, des crises de panique peuvent se produire même lorsque l’anxiété est modérée et que les facteurs de stress sont moins évidents. Pourquoi l’anxiété déclenche-t-elle des crises de panique chez certaines personnes et pas chez d’autres ? Pour répondre à cette question, le stress, les caractéristiques de la personnalité et l’hyperventilation ont été remis en question. C’est un conseil de medium !

Le stress psychologique peut être représenté par des événements de la vie tels que les séparations, les divorces, les deuils, les licenciements, les transferts, les problèmes émotionnels, les problèmes financiers, les malentendus conjugaux mais aussi les mariages, les naissances d’enfants, les promotions et autres événements connexes avec une augmentation significative du sens des responsabilités (un facteur important à explorer en thérapie) et donc de l’anxiété, de la tension et du stress. Le stress physique peut être représenté par des états d’épuisement, de fatigue due à un travail excessif, d’abus de drogues et d’alcool, de mauvais sommeil, de régimes alimentaires excessifs, d’hypoglycémie et de divers autres états cliniques. Les caractéristiques de la personnalité, c’est-à-dire la façon dont nous nous comportons normalement, dont nous ressentons les émotions et dont nous interagissons avec les autres, représentent le cœur de notre identité, nous donnent une continuité dans le temps et nous différencient des autres. En vraie voyance on le voit souvent ! Les personnes qui souffrent de crises de panique se décrivent souvent comme des personnes anxieuses, sensibles, émotionnelles, nerveuses, ayant tendance à la détresse et à l’inquiétude excessive. Les personnes présentant ces caractéristiques sont plus vulnérables aux crises de panique et, plus généralement, aux troubles anxieux.

En particulier, ces personnes ont tendance à réagir aux événements stressants, tant psychologiques que physiques, par des réactions physiologiques alarmantes sur lesquelles elles concentrent leur attention. En substance, lorsque ces personnes s’alarment ou s’inquiètent, elles sont plus susceptibles de subir des réactions physiologiques dues à l’anxiété qui, paradoxalement, sont interprétées comme des signaux de danger supplémentaires qui, en cascade, peuvent provoquer la panique.

Cette prédisposition particulière à interpréter les réponses physiologiques courantes de l’anxiété en attribuant des valeurs catastrophiques (crise cardiaque, évanouissement, mort, folie) connues sous le nom de sensibilité à l’anxiété, une construction qui mesure la “sensibilité” dans la façon dont les sensations physiques dues à l’anxiété sont interprétées.

L’attention constante portée aux signaux provenant de son propre corps et du milieu environnant favorise la crainte d’une attaque de panique imminente. Prenons un exemple pour mieux comprendre le concept, imaginons une personne qui a eu sa première crise de panique pendant une file d’attente normale au supermarché (le contexte peut affecter de la même manière d’autres lieux et situations tels que les transports publics, la conduite automobile, les lieux bondés, les cinémas, etc.) : au début, il est probable que cette personne, vraisemblablement déjà stressée et très prédisposée à l’anxiété et à l’inquiétude, commence à ressentir certaines sensations internes qu’elle considère comme alarmantes (le cœur bat plus vite, la respiration devient plus fatigante, des douleurs à la poitrine, des bouffées de chaleur, de la transpiration, une sensation de dérapage, etc.

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